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Histoire des Arts Martiaux Philippin

Durant la dynastie Tang au 9ème siècle, existaient des relations commerciales entre la Chine, la péninsule Malaise et les Philippines. A cette époque, les commerçants et immigrants de Chine amenèrent aux Philippines leur système de combat, le Kuntao Hakka.

Ces systèmes, tout comme le Silat Malais,auront fortement influencé les Arts
Martiaux philippins.Majapahit :
Deux principales vagues migratoires suivirent, la première sous l’Empire Srividjayan), et la seconde à la fin du 13ème siècle sous l’Empire Majapahit. Ces immigrants sont les ancêtres des Philippins musulmans de Mindanao et de Sulu. Au cours du 13ème siècle, l’Empire Javanais Majapahit s’étend jusqu’aux îles Maharlikas (nom des îles Philippines avant l’invasion espagnole). Les guerriers Majapahit pratiquent alors leurs styles de Pencak Silat, le Tjakalele Silat indonésien et le Silat Melayu malaisien.
Le Majapahit fut l’âge d’or de la culture malaise,comprenant les régions appelées aujourd’hui l’Indonésie, la Malaisie, Brunei, le sud de la Thaïlande, le Cambodge, et les Philippines.
Les arts du Majapahit (arts martiaux du sud est asiatique)
Ces arts comprennent

  • Les Arts Martiaux philippins (Kali, Arnis, Eskrima, Silat Kuntao)
  • Le Pencak Silat indonésien
  • Le Seni Silat malaisien
  • Le Muay Boran (boxe Thaï Traditionnelle)
  • Le Krabi Krabong (système d’armes Thaï)
  • Le Tomoi (boxe Malaisienne traditionnelle)
  • Le Myanma yuya louvi (boxe birmane traditionnelle)
  • Le Bokator cambodgien

L’influence Espagnole :
En 1543 commença la colonisation des îles Maharlikas par les Espagnols, qu’ils nommèrent Philippines en hommage au Roi Philippe II d’Espagne. Les Espagnols rencontrèrent de grandes difficultés dans leur volonté de soumettre les habitants de ces îles. Ils durent avoir recours à leurs armes à feu pour faire régner l’ordre nouveau. Ainsi, les îles ne furent sécurisées qu’en 1570.

Lorsque la domination espagnole fut finalement établie, les conquérants voulurent bannir l’enseignement des arts martiaux, et en 1764, le port des armes blanches fut interdit dans le but de faire cesser les attaques de soldats espagnols.
Les arts guerriers rentrèrent alors dans la clandestinité.
L’art du combat refit peu à peu surface, d’abord sous forme de danses rituelles, appelées « Sinulog » ou « Karenza ». Durant plus de trois cents ans d’occupation, de nombreuses escarmouches et batailles opposèrent colons et autochtones. A partir de ces expériences et d’observations, les systèmes de combat philippins évoluèrent, de plus en plus influencés par les techniques espagnoles et des autres mercenaires européens (Italiens et Français). Mais ce fut surtout l’art de la rapière (épée) et de la dague qui eut la plus grande influence.

On peut encore retrouver, dans de nombreux styles, les techniques d’ « Espada y Daga » sous la forme d’exercices avec un bâton et un couteau, ou d’une arme longue couplée avec une arme courte, ainsi que dans l’utilisation des angles d’attaque et dans certains concepts tactiques de déplacements et de distances.

Cette influence se retrouve aussi dans l’utilisation importante de l’espagnol pour de nombreux termes techniques utilisés dans l’enseignement.
Indépendance des Philippines:
Après la déclaration d’indépendance de la République des Philippines le 4 juillet 1946, les arts de combat perdirent quelque peu de leur importance. C’est seulement au sein de quelques familles que l’art du combat philippin a continué à être pratiqué et enseigné. Après la seconde guerre mondiale, de nombreux Philippins émigrèrent en Amérique, notamment à Hawai et en Californie où ils continuèrent à pratiquer et à transmettre l’art de leurs écoles.
Aux Philippines, les arts martiaux traditionnels vont également se structurer. En 1954 l’Arnis est enseigné dans les lycées de Manille. En 1957 Placido Yambao, vétéran de plusieurs combats au stade olympique de Manille, écrit le premier livre sur L’Arnis.
Ce n’est qu’en 1969 que l’existence des arts martiaux philippins fut révélée aux occidentaux par Donn F. Draeger et Robert W. Smith dans Asian Figthing arts.
En 1980, Dan Inosanto présentera un ouvrage sur les arts martiaux philippins qui touchera un large public.

C’est aussi à partir de cette époque que l’on commence à désigner cet art
martial sous le nom de « kali Eskrima».
Les arts martiaux philippins commencèrent à se développer aux Etats- Unis puis au niveau mondial notamment grâce aux recherches, et à l’influence de Dan Inosanto.
En Europe et en France.

L’année 1970 voit la création de la World Escrima Kali Arnis Federation (WEKAF) et qui donnera lieu au premier championnat du monde à Cebu City en 1989.Toujours dans cette volonté d’organisation et de développement c’est la création de l’«European Kali Arnis Eskrima Federation » EKAEF, présidé par Bob Breen, l’un des tout premier élève européen de Dan Inosanto et pionnier du Kali et du Jeet Kune Do en Europe. C’est donc dans les années 80 que les représentants des différentes écoles et style formèrent les premiers instructeurs européens qui allaient faire connaître ces disciplines au grand public.
Dès lors, les élèves instructeurs français des différents experts mondiaux et européens von participer du développement et de la notoriété de ces disciplines en ouvrant des clubs, en organisant des séminaires et la venue d’instructeurs de renommée, travaillant ainsi à organiser la pratique sur le sol français.

De ces initiatives vont naître différentes structures visant à développer la discipline.
Parmi les nombreux styles ont peux citer :

  • De Querdas
  • Kali Illustrisimo
  • Cabales Serrada Eskrima
  • Inayan Eskrima
  • Lameco Eskrima
  • Balintawak· Doce Pares
  • Kali Villabrille
  • Kali Sikaran
  • Silat Kuntao
  • Cinco Terro
  • Kali / JKD
  • Kali De Leon
  • Lacoste Kali
  • Modern Arnis
  • Kombatan

 

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